Culture, Société

Les 3 livres qui vont marquer cette rentrée

La rentrée littéraire a toujours été synonyme de déferlante livresque, mais cette année, le nombre a de quoi donner le vertige. 580, c’est le nombre de romans, français et étrangers, publiés entre la fin du mois d’août et fin octobre. Têtes d’affiche ou primo romans, comment s’y retrouver parmi toute cette offre ? Mow vous fait sa sélection.

1/ JérusalemAlan Moore – éditions Incultes

Dans Jérusalem, Alan Moore, star de la contre-culture anglaise, auteur de V pour Vendetta, fait de Northampton, sa ville natale, le microcosme du monde et de l’humanité. Une plongée vertigineuse dans l’histoire du quartier des Boroughs, de ses figures emblématiques, de Cromwell à Lucia Joyce en passant par William Blake, le grand Moore tisse un labyrinthe sur plus de mille pages, foisonnant, syncopé, fascinant. Un chef-d’œuvre traduit par le talentueux Claro (traducteur de Fight Club de Chuck Palahniuk) qui réussit la prouesse de retranscrire l’illuminé Moore.

2/ Dans le désert – Julien Blanc-Gras – Au diable vauvert

Julien Blanc-Gras s’est fixé un objectif : visiter tous les pays de la planète. Après le Groenland, et la République des Kiribati, l’écrivain voyageur pose ses valises dans la péninsule arabique où s’érige un nouveau monde de démesure. En quête de l’hospitalité arabe et pour éprouver les préjugés occidentaux, il a foulé la terre du Qatar, de Dubaï et du Bahreïn, rencontré des ouvriers philippins, des ressortissants européens, et quelques Qataris, eu une crise d’angoisse dans le plus gros centre commercial du monde et pris le thé dans une tente traditionnelle… Avec la justesse humaniste et ironique qui le caractérise, il nous livre son expérience d’explorateur au pays des extrêmes.

3/ Zero K – Don De Lillo – Actes Sud

Choisir de prendre la mort de vitesse, choisir d’être plongé dans un sarcophage rempli d’un liquide d’un nouveau genre, avec l’espoir d’en ressortir plus fort, plus beau et en meilleure santé… telle est l’offre de « Zero K ».

D’Americana à Cosmopolis, Don De Lillo a toujours peint avec une justesse quasi prophétique, une société qui le fascine et le navre à la fois. Avec Zero K, l’Américain interroge le transhumanisme et réinvente l’art de vivre… et de mourir. Plus qu’un roman d’anticipation aux allures de science fiction, ce nouveau chef-d’œuvre est empreint d’une portée philosophique puissante, déroutante.

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