Culture

A la découverte du lieu incontournable du festival Lumière : Le Village

Chaque année, durant la semaine que dure le Festival Lumière, cette année consacrée à Jane Fonda, the place to be à Lyon est le village du festival, le QG ciné où on trouve de tout… et même des stars.

L’année dernière, en 2017, durant le Festival Lumière, l’auteur de ces lignes s’est rendu au village du festival, histoire de flâner cinq minutes dans les rayons pour dénicher DVD et bouquins, parfois rares, régulièrement précieux. Après avoir aperçu dans le jardin du village Thierry Frémaux, Bertrand Tavernier, Wong Kar-wai – de loin, derrière des grilles, malheureusement -, et un acteur français dont le nom ne nous est toujours pas revenu un an plus tard, nous nous sommes dirigé vers « le grand marché du festival », comme il est nommé. Notre regard a alors été immédiatement attiré par un petit attroupement, où des personnes de tout âge, souriantes mais silencieuses, encerclaient un rayonnage DVD où la personne qui provoquait cette réunion se trouvait. C’était Charles Aznavour. L’artiste, fringué ce jour-là avec style, parcourait à vive allure les jaquettes des films entreposés devant lui et en tendait un de temps en temps à l’un des deux gorilles qui l’accompagnaient. Qui étaient d’autant plus impressionnants à côté de lui que le grand Charles était particulièrement petit. Un moment agréable et plutôt doux, puisqu’aucune personne n’a dérangé verbalement le héros de Tirez sur le pianiste (chef-d’œuvre de François Truffaut), tous optant pour le mitraillage avec un téléphone portable. Nous y compris.

Le QG du ciné

Outre ce lieu marchand, où on peut trouver « plus de 5 000 » films et près de 450 livres, selon le site du Festival, le village, qui se situe dans le jardin entre la Villa Lumière et le Hangar du Premier-Film, dans le 8e arrondissement, accueille le lieu d’enregistrement de Radio Lumière, qui est « la seule radio au monde créée pour un festival de cinéma ! » C’est manifestement un motif de fierté pour que le site de l’Institut Lumière l’annonce avec tant d’emphase. Toutes les émissions de cette radio sont enregistrées en public, donc, et l’une d’elle est notamment animée par Michel Ciment, le légendaire critique français du magazine Positif, qui reçoit chaque jour un invité pour « parler cinéphilie ». Pour finir, chaque soir, un concert clôture la journée, à 20h. Le lieu ayant un bar et un restaurant, il est aisé de passer d’agréables soirées, et de sympathiques journées, d’autant que l’entrée est gratuite, et ouverte à tous.

Enfin, un mot sur la Cinébrocante, qui se déroulera à deux pas du village du festival – littéralement, puisqu’il y a juste la rue à traverser. Le samedi 20 octobre, de 11h à 19h, et le dimanche 21 octobre, de 9h à 18h, des centaines d’exposants venus « de toute l’Europe » proposeront affiches de films, bouquins, caméras ou encore accessoires divers. Et quelques vendeurs probablement français, venus de Dijon, Amiens ou Mulhouse, vendront des vieux numéros des Cahiers du Cinéma, des InRockuptibles, de Studio CinéLive ou de Positif. Assez utile pour voir si les avis d’hier ont changé du tout au tout aujourd’hui – on parie que oui. Des ateliers sur les origines du cinéma seront également proposés, gratuitement, au public.

Entre le village, et tous les films de patrimoine diffusés dans Lyon jusqu’à dimanche, il y a de quoi faire pour satisfaire sa soif de cinéma. Et pour éviter d’aller s’abîmer le cerveau et les yeux devant Venom, Alad’2 ou Le Jeu, en ce moment en salles.


Pour plus d’informaitons : http://www.festival-lumiere.org/lieux-festival-lumiere/le-village-du-festival.html

Crédits photo de couverture : Thierry Fournier

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