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Crise de la vingtaine, quand la peur de devenir adulte devient trop forte

Crise de la vingtaine, quand la peur de devenir adulte devient trop forte

Malgré une apparence totalement détachée, la génération Y n’échappe pas aux différents maux que ressentaient nos parents lorsque leur quart de siècle pointait le bout de son nez. 25 ans : ce chiffre clef représente l’âge phare de ceux qui se font embarquer dans le tournis de la crise de la vingtaine (appelé également le blues des 25 ou crise du quart de vie). Personne, ou presque, n’échappera à ce trouble, alors autant bien s’y préparer.

La crise de la vingtaine, quand devenir adulte devient source d’angoisse

Le fond de ce mal-être réside principalement dans cette problématique : devenir un adulte. Il touche les personnes étant âgées de 20 à 29 ans et se traduit par une véritable crise existentielle. Bien que, quand nous étions un peu plus jeunes, nous avions hâte de devenir « des grands ». Ce n’est plus vraiment le cas. Plus les bougies soufflées augmentent, plus on a envie de faire marche arrière. Lorsqu’on se rapproche du quart de siècle, la notion même du terme « adulte » commence à devenir floue dans nos esprits paniqués.

Savoir gérer son compte en banque, arriver à voyager à l’étranger sans être accompagnés par des « grands » ou encore lire chaque semaine le Courrier International ne nous empêchent pas de garder certains réflexes d’enfant. Ces derniers se traduisent par des petits déjeuners faits de céréales et de Nutella, une passion incompréhensible pour les dessins animés ou bien encore la perpétuelle volonté de ne pas affronter ses responsabilités. Des exemples, il pourrait y en avoir mille, mais au bout du compte, la finalité reste la même, l’angoisse de devenir un adulte reste persistante.

Crise de la vingtaine, quand la peur de devenir adulte devient trop forte

Le blues des 25 pourra notamment donner lieu à de nombreuses remises en question, au sentiment de perdre pied et à celui de ne plus avoir de repères. S’il fallait citer quelques symptômes en guise d’illustration, on pourrait parler d’une sensation de vide intérieur, d’une dévalorisation de soi-même, d’un sentiment de grande tristesse, de l’impression de ne pas être en sécurité ou encore d’un état de profonde nostalgie. Pour les plus fragiles d’entre nous, il faudra tout de même rester vigilants, car phobies socialesattaques de paniques et dépression peuvent s’avérer être au rendez-vous.

 

Pourquoi avoir si peur de devenir adulte ?

Devenir un véritable adulte, pas seulement sur le papier mais aussi dans la tête, c’est affronter de plein fouet les responsabilités de la vie. Un adulte ne peut pas s’en foutre et dire « on verra bien demain » lorsqu’un souci se présente à lui. Les problèmes d’argent, l’adulte les résout rapidement car il n’a personne pour le faire à sa place. L’adulte ne peut pas non plus se laisser submerger par des peines, qu’elles soient de cœur ou bien autre, car il faut qu’il se lève chaque matin pour aller au travail et gagner son salaire afin de maintenir son train de vie. En bref, être un adulte semble être un éternel combat pour maintenir sa vie dans un équilibre plus ou moins stable.

Crise de la vingtaine, quand la peur de devenir adulte devient trop forte

Même si être un adulte semble définitivement être une notion assez ennuyeuse, cette étape est malheureusement inévitable. C’est cette fatalité qui rend l’âge de la vingtaine ouvert à un grand nombre d’angoisses. Même si on ne veut pas, qu’on fait tout pour repousser l’échéance, il y a un moment où devenir « grands » arrivera sur nous à toute vitesse, sans prévenir, et on n’aura tout simplement plus d’autres choix.

 

 

Un contexte actuel qui ne vient pas vraiment servir la cause

Si devenir adulte n’était pas cool à l’époque de nos parents, il semblerait que ça l’est encore moins aujourd’hui. La pression de ne pas trouver de boulot se fait de plus en plus grandissante à mesure que notre dernière année d’études arrive. Les proches de certains ne manquent pas non plus de leur rappeler qu’il serait l’heure de se caser et de parler crédit immo et bébé alors qu’ils peinent encore à serrer sur Tinder. Ajoutez à ça un peu de bad news que nous servent les médias chaque jour et vous avez le cocktail parfait qui rend évident le fait qu’être un étudiant insouciant est tout de même beaucoup plus simple qu’un adulte responsable.

Crise de la vingtaine, quand la peur de devenir adulte devient trop forte

Si vous n’avez encore ressenti ce passage à vide, prenez votre mal en patience, cela ne va pas tarder. Effectivement, presque tout le monde passe par cette étape. Certains auront peut-être l’impression de devenir fou, mais pas de panique, vous n’êtes qu’à une étape psychologique de votre vie. Pour passer le cap, il n’y a pas des milliers de solutions, il faut arriver à faire un travail sur soi. Cela peut se faire en apprenant à reconnaître ses difficultés, en essayant de travailler sur sa confiance en soi, en définissant ses priorités, le tout en gardant son âme fougueuse de vingtenaire qui sait profiter de l’instant présent. Au final, il faudra tout de même accepter le changement et ne plus appeler les adultes « les grands » puisque vous en ferez désormais partie intégrante.

 

Cette crise du temps qui passe peut s’en aller sans aucune intervention extérieure. Toutefois, si certains se sentent en train de sombrer, il est important de savoir solliciter une aide bienveillante, dans un premier temps auprès de sa famille, puis auprès d’un spécialiste tel qu’un thérapeute. Dans tous les cas, si vous avez l’impression de faire une petite crise de la vingtaine, n’oubliez pas que vous n’êtes pas seul et que cela finit toujours par passer. En attendant, il vous reste peut-être quelques temps avant de devenir un adulte responsable et (un peu) chiant.

Journaliste diplômée et spécialisée en marketing web éditorial. J'aime titiller les sujets sensibles.

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