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Lyon, la culture en sursis

Lyon, capitale incontestée de la culture électro et proclamée « Ville Nocturne » aux Trophées de la nuit en 2015, est en passe de voir ses meilleures scènes alternatives fermées. Les raisons invoquées par leurs détracteurs sont diverses.

Problèmes budgétaires ou politiques, le Croiseur ou encore le Sonic sont sous le joug de restrictions qui pourraient, à terme, aboutir à une fermeture définitive des salles.

Théâtre du 7e, le Croiseur s’est converti en scène cosmopolite et accueille depuis 1999 des spectacles de tous horizons. Récemment, il s’est vu retiré ses subventions qui jusqu’alors s’élevaient à 37000 euros par an. Il est possible aujourd’hui pour chacun de nous de contribuer au financement en se rendant sur la plateforme Leetchi (à retrouver ici). Sans aides financières, le Croiseur, qui s’attèle à produire des artistes des scènes alternatives et des soirées qui rassemblent un public hétéroclite pourraient bien disparaître.

Pour le Sonic, c’est un autre problème qui a été rapporté par le service de l’Ecologie Urbaine de Lyon lors d’une visite sur les lieux en novembre dernier. Situé dans le quartier de Perrache proche Mulatière, le Sonic avait déjà reçu des plaintes de voisinage en raison du volume sonore occasionné par la musique de la péniche. Bien qu’elle soit a priori suffisamment éloignée du centre-ville (surtout, il faut croire, pour ceux qui participent aux soirées), la salle de concert avait été contrainte d’adopter un limiteur de bruit et d’annuler certains concerts pour se mettre aux normes.

 

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Et ce ne sont pas les récents événements qui pourront arranger les choses. Bien que la « résistance grâce à la culture » et le maintien à tout prix de nos soirées à la française soient de rigueur, il semble que seule une partie de ladite culture résiste à l’oppression. Si les grosses salles de concerts brassent tous les week-end des centaines de lyonnais venus se déhancher sur des rythmes endiablés, ce n’est pas le fruit du hasard. Celles qui proposent des artistes de la scène musicale mondiale et connue par le grand public sont beaucoup moins touchées. Bien que toujours sur la sellette en matière de subventions, ces salles pratiquent des prix qui leur permettent à la fois de conserver leur personnel et leur public.

 

En attendant des nouvelles, des soirées sont encore prévues dans les salles de concert et jusqu’à nouvel ordre rien ne nous empêche d’y participer !

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