Culture

Le Dandysme: analyse de la futilité

Des personnages tels que Oscar Wilde, Baudelaire ou George Brummel font vivre l’imaginaire et les livres de chevet. Leur aura et leur attitude (comme leur allure) intriguent les historiens et les lecteurs. Qui étaient-ils ? Comment ont-ils marqué leur époque ? Par de belles étoffes, une douce écriture et des jeux de mots ? Malgré ses vêtements déchirés et ses dents pourries, le chanteur des Sex Pistols est considéré à l’égal d’un dandy. Johnny Rotten est donc la preuve que le dandysme ne se tient pas à un nœud de cravate ajusté. C’est avant tout un état d’esprit.

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Johnny Rotten dans les années 1970

Se refuser à la pression sociale

Le dandy est un être discret. En société, il porte des masques aux traits de caractère distincts. Il peut exaspérer, attendrir ou charmer son public, cela dépend de l’artifice dont il fait usage. On ne peut jamais complètement le deviner. Dans sa sagesse qui lui est propre, il se protège de l’hostilité humaine, du jugement des autres. Ainsi, le dandy peut vivre sans se soucier de la critique puisque personne ne le connaît réellement. C’est cette indifférence qui lui offre la désinvolture qui le distingue.

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Giovanni Boldini (1842-1931), Le comte Robert de Montesquiou, 1897

Le dandysme, ou la sublime rébellion 

Pour le dandy, l’art ne doit pas se vouer à des fins utiles ou sociales. L’art doit être tout simplement beau. Il donne à l’homme la capacité de s’éloigner du réel, des contraintes et de la morosité quotidienne. La création artistique est infinie puisqu’elle ne connaît pas de limite. C’est un mécanisme supérieur à celui de la logique. Le dandy a fait du sublime sa quête, pour se détacher de l’ordre établi par la société. Il suit une politique libertaire présidée par l’individualisme. Par le culte de soi, il devient lui-même une œuvre d’art capable de se détacher d’une morale imposée. Sous ses airs frivoles et détestables, le dandysme est une rébellion psychique, un exercice de l’esprit. En fait, c’est tout un art.

 

 

Photo à la Une: Oscar Wilde à New York, 1882, par Napoleon Sarony

Adepte de chorégraphies ridicules, bien cachée dans sa cuisinehttps://lapinsclochettes.wordpress.com/

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