Société

Donald Trump a remporté les élections américaines, et alors ?

Donald Trump a remporté les élections américaines, et alors?

Une surprise pour l’élite médiatico-politique, mais pas pour le peuple, et en démocratie c’est le peuple qui compte non? Après pléthore d’exégètes et d’analyses sur l’élection de cet énergumène orangé et les réactions mondiales plus ou moins outrées, un sentiment demeure : on n’a toujours pas compris le peuple, ou on s’en fout . Mais en tout cas le symbole de son élection n’a manifestement toujours pas été compris par les élites mondialisées (le mot à la mode qui veut tout et rien dire) .

En se faisant élire avec des promesses toutes plus nauséabondes les unes que les autres, Trump a juste senti l’air du temps, et il pue. Au lieu de se demander pourquoi il pue autant on nous poussait juste à nous boucher le nez et à changer de salle. Là où l’air n’était pas bien plus respirable, au lieu d’essayer de s’attaquer à la cause et de ventiler notre esprit par de nouvelles idées neuves.  Le « choix » entre la Peste et le Choléra, car oui Hillary Clinton proposait une gestion qui comprenait toutes les vieilles ficelles qu’elle a utilisées durant 30 ans à côtoyer les hautes sphères du pouvoir. Cette élection, nous l’avons tous compris, sonne comme un cri désespéré de l’Amérique péri-urbaine qui vit mal le déclassement et la désindustrialisation. La réponse des gouvernements a été de faire grimper les crispations identitaires et de sortir le bon vieux manichéisme « ne votez pas pour lui il est raciste, il veut construire un mur au Mexique …« . À un niveau mondial, les gouvernements du monde ont tous joué le jeu de la crispation identitaire, donnant l’impression que c’était la cause du mal-être mondial et non la conséquence. Pour rappel, malgré ses propos misogynes, 42% des femmes ont voté Trump, et 29% des Latinos ont voté pour lui! (La perspective d’emploi dans le BTP avec le mur peut-être…).

Ces chiffres montrent surtout que le coup de la crispation identitaire n’est plus un repoussoir assez fort pour les hommes politiques et que la dualité « raciste/pas raciste » ne marche plus pour faire bouger les foules. Cette élection, c’est le chant du Cygne d’un ancien monde et les prémices d’un nouveau. Après le milliardaire couleur agrume, tout changera. Et comme dans toute période de transition, il va falloir faire les bons choix. L’absurdité d’un monde binaire nous saute aux yeux désormais, et le vote n’est plus l’expression d’un choix, mais d’un renoncement. Républicains vs Démocrates, Gauche vs Droite, Libéraux vs Communistes, tout ça n’a plus de sens.

Car paradoxalement, ce que les peuples réclament, c’est du protectionnisme, pas parce qu’ils ne s’aiment pas les uns les autres, mais parce qu’ils ne voient pas dans leurs vies les bénéfices de la mondialisation. Et comment les en blâmer, pour eux, la mondialisation c’est pour les riches.

Comme je l’ai dit précédemment, cette élection amorce le début d’un nouveau monde, pour le moment une multitude de chemins s’offre à nous. Trump et consort ( Marine Le Pen, le Brexit, l’Ukraine, La Turquie…) ne sont qu’un chemin parmi tant d’autres. Soyons optimistes, voyons une occasion de pouvoir placer le curseur où nous le voulons, pour une fois depuis très longtemps nous sommes responsables de nos actes… Si le vote ne marche plus, ne votons plus, imposons de nouvelles règles. Car s’il y a bien une chose qui est sûr, c’est que si nous sommes perdus, les politiques aussi.

Enfin égaux ?

 

 

 

 

 

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