Société

I-Boycott, la plateforme qui passe des coups de gueule constructifs

I-Boycott est un concept plus qu’intéressant qui se base sur le fait d’arrêter de passer des coups de gueule qui ne servent à rien. Concrètement, le but de cette association est avant tout de sensibiliser, d’informer et de soutenir une méthode de consommation beaucoup plus responsable. 

I-Boycott : la plateforme qui veut faire bouger les choses

Certains médias lyonnais avaient déjà mis en avant cette toute nouvelle plateforme, notamment Rue89 Lyon. Ce dernier était notamment allé à la rencontre de l’un des concepteurs de la plateforme, un Lyonnais d’une trentaine d’années du nom de Levent Acar qui exerçait à Lyon en tant qu’ingénieur informatique.

Néanmoins, même si la plateforme évolue dans la capitale des Gaules, le projet ne se limite pas à des entreprises locales, bien au contraire. En effet, c’est une véritable volonté de s’attaquer aux multinationales qui est le moteur de cette plateforme. Pour cela, I-Boycott propose à quiconque de créer une campagne de boycott en mentionnant l’entreprise qu’il vise. Afin que cela se fasse le plus justement possible, la personne devra mentionner, au minimum, deux sources différentes prouvant que cette firme ne tient pas forcément compte de dimensions telles que la protection de l’environnement, la santé publique, la solidarité ou bien encore de la lutte contre toutes les exclusions sociales. La personne qui met en ligne son boycott doit également être en mesure de renseigner un contact mail de l’entreprise qui est visée.

I-Boycott
Capture d’écran du site I-Boycott

Pour qu’I-Boycott prenne en charge la suite des opérations et que cette campagne soit affichée sur la première page du site internet de la plateforme, il faut avoir réussi à trouver au minimum 1 000 boycottants. Concrètement, si vous voulez lancer un boycott, il vous faudra trouver un millier de personnes prêtes à vous soutenir dans ce projet. La finalité de ce boycott étant de faire changer les méthodes de la firme en question et non de l’accabler sans proposer de réelles solutions constructives.

I-Boycott
Capture d’écran du site I-Boycott

Avec cette plateforme, I-Boycott se positionne comme le meilleur allié des citoyens qui souhaitent s’engager activement contre certaines grandes entreprises qui utilisent des pratiques non-conformes avec un quotidien solidaire et responsable. En exemple des différents boycotts, on retrouve certaines sociétés qui ont notamment été impliquées dans des scandales éthiques. À noter que la plateforme est ouverte à tous et gratuite. Chacun peut créer, ou bien participer, à une campagne de la façon la plus simple possible.

Les premières victoires d’I-Boycott

I-Boycott

Avec son travail, la plateforme I-Boycott a déjà réussi à remporter quelques victoires auprès de grandes enseignes. Parmi les trois qui sont mises en avant on retrouve des noms tels que Petit Navire, Oasis ou bien encore JouéClub.

Chacune de ces trois enseignes étaient accusées d’avoir des pratiques qui n’étaient pas en accord avec une certaine éthique. À titre d’exemple, JouéClub avait été mise en cause pour être en partenariat avec le cirque Pinder qui est connu pour exploiter des animaux sauvages à des fins de divertissement. Grâce à la mobilisation des boycottants, la célèbre marque de jouets a accepté de se pencher sur la question et a finalement mis fin à plus de 30 années de partenariat avec le cirque. Il en est de même pour la marque Oasis qui était également partenaire avec Pinder. Suite à la mobilisation des boycottants, la marque Oasis s’est retirée de la liste des partenaires du cirque.

Pour Petit Navire, les consommateurs mettaient en cause les méthodes de pêche dites DCP. Cette dernière a pour but de créer un écosystème fait de milliers d’animaux aquatiques tels que les thons, les requins, les dauphins et les tortues. Par la suite, ces espèces seront piégées par des filets. La pêche DCP, même si elle est considérée comme très productive, est particulièrement dangereuse pour nos océans. Au total, la pêche DCP est responsable de la capture de centaines de milliers d’animaux marins qui seront piégés puis rejetés mort dans les océans. Au total, il a été avancé que plus de 300 000 dauphins étaient piégés par ces filets chaque année. Grâce à I-Boycott et aux consommateurs qui se sont engagés, Petit Navire a accepté de réduire considérablement l’utilisation de la pêche DCP et de faire évoluer ses pratiques.

 

Dans tous les cas I-Boycott est un projet qui a très certainement un bel avenir devant lui et qui permet notamment à quiconque d’essayer de faire évoluer un peu les grandes entreprises qui régissent notre société et qui peuvent parfois utiliser des pratiques qui nous indignent.

Journaliste diplômée et spécialisée en marketing web éditorial. J'aime titiller les sujets sensibles.

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