Culture

Instagram est-il notre nouveau livre d’Histoire ?

L’idée, comme ça, paraît un peu étrange. Instagram est à la mode, et il est vrai que la mode n’est pas au photoreportage. Mais, après tout, pourquoi pas ? Par « photoreportage », il faut entendre « photo qui nous en apprend plus sur une période de notre histoire ». Après avoir regardé différents comptes, je suis tombé sur « ww2dailyhistory« . Une découverte assez déroutante.

À intervalles réguliers, environ une fois par jour, les administrateurs du compte publient une photo datant de la Seconde Guerre Mondiale. En commentaire, un long texte qui explique le contexte, l’origine et le photographe du cliché si possible. Bien entendu, ce compte-là ne traite que de l’histoire du conflit mondial des années 40, mais on trouve la même chose pour à peu près toutes les autres guerres.

 

Des conflits à l’information

Ensuite, de fil en aiguille, on tombe sur les Instagram d’agences de photos, comme Life ou Magnum Photos. C’est à partir de ce moment-là que le réseau social s’oublie, pour laisser place à de grandes pages de livres d’Histoire. Entre l’art et l’information, les photoreportages proposés apportent, chaque jour, une information sur un événement connu ou moins connu.

Les comptes sont sollicités, et la demande d’apprendre semble forte. Pour les comptes de photoreportages précédemment cités, on est entre les 1 et 1,7 millions d’inscrits. Aussi, pour le compte « historyphotographed », on arrive jusqu’à 2,1 millions d’abonnés. On est bien loin des quelques intellos au premier rang du lycée, mais pour ça on ne va pas se plaindre, pas vrai ?

 

Une nouvelle utilisation des réseaux sociaux

Comme indiqué dans le chapô de l’article, ces comptes sont un peu à contre-courant de tout ce qui se fait de mieux en ce moment (une pensée pour notre joli article olé-olé). Mais rien n’est jamais trop beau pour mettre en avant du savoir et de la connaissance à l’heure où Kim Kardashain et Justin Beiber font le plein de followers. Preuve que nos réseaux sociaux ne nous apportent pas que du malheur.

Bien entendu, rien de tout ça ne remplacera nos bons livres d’Histoire peu attirants et pas vraiment sexy. Mais l’initiative de lier connaissance et Instagram méritait d’être saluée. C’est désormais chose faite.

Apprenti journaliste en Master I, lyonnais dans l'âme mais le coeur en Provence.

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