Mode

John Casablancas, ou l’homme aux plus beaux fantasmes

« Mon type de femme, c’est la femme quelle qu’elle soit, pourvu qu’elle fasse au moins 1,74m et qu’elle soit sublime ».

Peu d’hommes peuvent se vanter d’assumer aussi ouvertement leurs critères en matière de femmes ou d’hommes. Lui le pouvait. John Casablancas est le fondateur de la prestigieuse agence de mannequins Elite. Une vie passée à dénicher les plus belles femmes de la planète, éventuellement sortir avec, mais surtout en faire des stars.

 

©Allociné

L’homme derrière Elite 

Si vous êtes un peu mélomane et que vous avez surtout bon goût, le nom de Casablancas devrait vous parler puisque le leader des Strokes, mon très adoré Julian, est le fils de la star de cet article : John Casblancas. Comme quoi, il arrive parfois que le talent se transmette.

Le documentaire est sorti il y a plusieurs mois déjà (29 Juin 2016), mais il me semble plus judicieux d’en parler aujourd’hui. En effet, cette période de l’année est synonyme de volonté, de conquête du monde, le fameux « new year, new me » (lol, nldr) est propice pour se shooter à des destins hors du commun.

John Casablancas est né à New York le 12 décembre 1942, de parents espagnols fuyant le régime de Franco. Sa famille était majoritairement composée de riches industriels, qui vivaient (plutôt) bien si l’on s’en tient à la relative misère ambiante qui régnait à l’époque. Les Casablancas, eux, se la coulaient douce sur la Costa Brava, puis du côté de St Topez avant d’arriver à New York. L’éducation du petit John a été assurée au Le Rosey. Pour la faire courte, c’est un pensionnat suisse qui, pendant le dur hiver helvétique, installe ses classes à Gstaad. On a vu pire, pas vrai ?

Suite à une affaire de tripotage de la bonne, la situation se gâte et John est dégagé illico du pensionnat et s’en suit une période un peu brouillonne, où il se retrouve à écumer les boîtes de nuit, trainer avec les célébrités, gérer le marketing de Coca au Brésil et ouvrir une première agence de modèles, Elysee 3, sur l’avenue George V, à Paris. Mais ça, c’était avant. Avant de lancer son grand empire : Elite.

©Marie Claire – Stephanie Seymour & John Casablancas

 

Un documentaire historique, humain et rock

Durant les 90min que dure le documentaire, on assiste à l’ascension de Casablancas dans l’univers de la mode. Le tout commenté par Casablancas lui-même. Le film est réalisé par son ami Hubert Woroniecki qui lui a proposé de retracer son incroyable vie. Les 90min sont ponctuées d’anecdotes, de photos et de vidéos personnelles. Petit bémol sur les films d’animation (pour illustrer certains événements) qui frôlent le cheap, mais passons.

On se prend de passion pour la vie de cet homme passionné par les femmes, par leurs beautés et leur élégance. Casablancas ne se contentait pas de chercher des jolies filles : il cherchait une personnalité, qui serait bien plus qu’un corps, un nom qui serait sur toutes les bouches. Nous devons à Casablancas les découvertes de Cindy Crawford, Linda Evangelista et Naomi Campbell. Et les Strokes.


Documentaire Casablancas, l’homme qui aimait les femmes de Hubert Woroniecki

Crédit photo de couverture ©Unifrance

Je suis la fille qui a besoin de regarder entre 6 et 7 fois par an le Seigneur des Anneaux, dans son intégralité et à la suite. J'adore voir le fromage fondu couler sur du pain et je déteste les gens qui mettent la pancarte "Bébé à bord" dans leur voiture.

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