Culture

Le journalisme gonzo existe-t-il encore ?

Entre mystification du métier et travers déontologiques, le journalisme dit « gonzo » est une espèce en voie de disparition. Ce style littéraire, auparavant grandement apprécié, ne semble plus convaincre ni les lecteurs, ni les journaux. Explications. 

Il y a les grands articles. Ceux que l’on trouve en deuxième ou troisième page des journaux. On tourne les pages du Monde, de Libé, du Parisien, et on se rend compte que les lignes et les mots se ressemblent et se confondent. On y trouve un titre, entre l’incitatif et l’informatif, un chapô de deux ou trois lignes, et l’article à proprement parler. C’est ce que l’on pourrait appeler « la norme du métier ». Lequel ? Celui de journaliste, il va de soi. Mais comme dans chaque profession, chaque code a ses transgressions. Le scientifique a le savant fou, le flic a la barbouze, et le journalisme a le gonzo.

Dans cette catégorie, l’objectivité journalistique est, la plupart du temps, laissée de côté. Fini la prise de recul propre à la profession, et fini le journalisme explicatif et bien souvent…barbant. Pour faire simple, le journaliste gonzo n’est pas spectateur mais acteur du sujet qu’il couvre. Il prend une place dans l’histoire qu’il veut raconter. Quitte à parfois la déformer (légèrement ou non) pour en faire ressortir ce qu’il juge de meilleur.

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Illustration @mathieujoly

Apprenti journaliste en Master I, lyonnais dans l'âme mais le coeur en Provence.

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