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Les stages alternés: opportunité ou esclavagisme moderne ?

En revanche, nous nous sommes interrogés sur un nouveau sujet, très en vogue en ce moment : les stages alternés sont-ils la fausse bonne idée de l’année? 

Pour les étudiants qui veulent mettre un premier pied dans le monde du travail, il existe plusieurs possibilités : les stages optionnels, les stages pour valider son année, l’alternance et, parmi tout ça, il y a également, les stages alternés. Forcément, certaines de ces options sont beaucoup plus avantageuses que d’autres.

Concrètement, un stage alterné ressemble en tout point à un stage classique, sauf que vous avez du temps dégagé pour aller en cours. Dit comme ça, on pourrait croire à une bonne idée, mais la réalité est toute autre.

Des étudiants lésés

De plus en plus, les écoles privées, les BTS et certaines facultés offrent la possibilité de réaliser une ou plusieurs années en alternant entre un temps de présence en cours, et un autre en entreprise. Cette solution, très fortement vantée par les ministres, est aujourd’hui victime de son succès, et forcément il y a plus de demandes que d’offres. Pour pallier ce problème, et permettre à de nombreux étudiants de s’essayer, eux aussi, au plaisir du travail en entreprise, il a été mis en place le stage en alternance.

Nous avons rencontré, une étudiante en Master dans une école privée, qui a accepté un stage en alternance dans une agence Lyonnaise, à défaut de pouvoir signer un contrat de professionnalisation. Elle nous a expliqué avoir signé une convention de stage et que donc, elle conserve son statut d’étudiante et ne peut pas toujours accéder aux mêmes avantages que les salariés de sa boîte.

Une arnaque joliment déguisée

De plus, elle est payée au pro-rata de ses jours de présence à l’agence. En raison d’un rythme imposé par son école, qui est de 3 jours en entreprise et 2 jours à l’école par semaine, à la fin du mois, elle perçoit environ 200 euros alors qu’un étudiant en contrat de professionnalisation peut gagner jusqu’à plus de 1000 euros pour le même temps de travail. D’un autre côté, elle, s’estime comme « chanceuse » car son agence a accepté de prendre en charge une partie de ses frais scolarité alors que les entreprises n’ont aucune obligation de participer aux frais de scolarité de ses étudiants.

Dans la plupart des cas, l’école est payée par le stagiaire dont le salaire est celui d’un stagiaire lambda soit, 540 euros. En sachant que les frais de scolarité des écoles privées peuvent facilement dépasser les 8000 euros, il parait inconcevable qu’un étudiant puisse sortir des sommes aussi importantes, tout en subvenant à ses besoins seul.

C’est pour ça que nous venons à penser que le stage alterné est une solution très bénéfique surtout pour les entreprises. Forcément, en plus de bénéficier d’une personne pour les accompagner sur une longue période, elles n’ont aucune charge supplémentaire à payer.

C’est lorsque l’on voit que certaines entreprises se permettent de demander un bac +5 pour un stage alterné, dont les responsabilités et les missions proposées justifieraient une réelle embauche, que l’on commence à réellement s’inquiéter. Ces entreprises, comme les écoles qui acceptent ces contrats, manipulent les demandeurs d’emploi en nous faisant croire que ces stages alternés sont une véritable chance alors qu’ils ne font qu’enterrer un peu plus le marché du travail actuel.

Et vous, quel est votre avis sur la question?

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