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La Maison Gerland : mais où est passée la culture ?

Vendredi dernier, Mow Magazine vous invitait à la soirée de lancement de son deuxième numéro, qui se déroulait à la Maison Gerland. Mais ça, c’était la théorie. En réalité, ce fut un mauvais rêve.

 

MAJ 02/05/17 : Suite à notre article, la Maison Gerland a appelé la direction de Mow Magazine afin de présenter ses excuses face aux problèmes de communication interne de l’équipe ainsi que face à la manière dont le staff de Mow Magazine a été reçu. Nous acceptons ces excuses et appelons désormais au calme et au respect envers la Maison Gerland. Un rendez-vous est prévu entre nos deux entités le Jeudi 4 Mai afin de faire le point sur cet événement de lancement.

Toutes les conditions étaient réunies pour passer une excellente soirée. Le lieu était, en apparence, très beau. Sur Facebook, les invitations marchaient bien, aussi. Toute l’équipe était, comme à son habitude, motivée.

Mais il a fallu que l’équipe de La Maison Gerland vienne gâcher la soirée qui était planifiée depuis longtemps. De notre côté, comme du leur, tout était réglé : l’heure et le départ des invités, la privatisation du haut, le DJ, le vernissage de Mal Varco. Nous nous étions mis d’accord avec « Marie », la personne chargée des événements à La Maison Gerland. Or, cette dernière partait en vacances… vendredi, soit le jour de notre événement.

« C’est chez moi ici »

Mais dès que nous avons commencé à nous installer, en mettant des feuilles de palmiers, les photos du vernissage, nous recevons très vite un « non » catégorique, froid et surtout condescendant de la part du chef des lieux ce soir-là. La raison ? Ce dernier ne voulait pas « pervertir » un lieu qui nous était prêté « gracieusement ». Alors, bien sûr, nos 13 feuilles en plastiques de palmiers (qui ont le mérite d’être bien faites !) ne font pas vraiment 5 étoiles, et les photos ne sont pas du Doisneau. Mais tout de même, messieurs les rois du pétrole, laissez-nous une chance, à nous, mais aussi à la culture.

Le pire, c’est quand nous, deux personnes du magazine avec quatre amis, sommes arrivés devant l’entrée à 20h30. On ne pouvait pas rentrer, car trop mal habillés et trop d’hommes pour pas assez de femmes. Oui, vous avez bien lu.

Alors, forcément, quand on ne peut pas rentrer à sa propre soirée, on demande à voir le responsable. Le résultat est déconcertant. Arrivant en bombant le torse, le directeur de la Maison prend des airs de diva : « Ouais mais c’est chez moi ici, je suis le patron, et c’est mes règles : vous pouvez pas rentrer. » Le ton était donné, et la soirée pliée.

Un artifice

Toute la soirée, ce personnage nous parle comme si l’on était des sous-hommes. L’ambiance est exécrable. Notre plus grande honte : que des participants de la soirée, venus pour soutenir et discuter avec nous, se fassent refouler. Alors, certes, La Maison Gerland avait accepté de nous recevoir. Mais les conditions énoncées n’ont pas été respectées. Résultat : le directeur nous a saboté notre vente de magazines. La culture vaut mieux que ça, chère Maison Gerland.

Quand vous ne laissez pas la chance aux jeunes, aux ambitieux et aux volontaires, cher directeur, vous ne laissez la chance à personne.

L’image classe et rassurante des lieux n’est en fait qu’un artifice. La Maison Gerland s’est comportée d’une manière odieuse, qui mérite d’être dénoncée, au moins par respect pour nos invités.

Nous invitons donc à nouveau tous ceux qui le veulent à une « Relaunch Party N°2 », dans les semaines qui vont suivre. Nous vous tiendrons informés de la date et de l’endroit au plus vite.

Nos plus plates et sincères excuses encore une fois.

 

Étudiant journaliste en troisième année, j'aime les beaux mots et la jolie musique.

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