Culture

Mondial du Tatouage, quand les barrières du qu’en-dira-t-on sont enterrées

Cette année, à Paris, le Mondial du Tatouage a réuni 400 artistes et 30 000 visiteurs. Un festival éclectique sous le signe de la découverte, de l’émerveillement et de la bonne humeur.

Grande Halle de la Villette, samedi soir, 19.00. On se croirait dans un entrepôt. Les murs sont parés de banderoles à l’effigie des partenaires de l’événement. Au-dessous de l’estrade centrale, la foule attend patiemment le verdict. Après des heures d’attente, le meilleur tatouage de la journée va enfin être récompensé. Le concours est filmé, puis retranscrit sur grand écran. Les candidats nouvellement tatoués défilent devant le jury (dont l’artiste Tin-Tin), genoux et coudes fièrement exposés. Que ce soit sur le dos, le bras, ou la cuisse, qui aura le plus beau dessin ?

Une ruche à ciel ouvert, théâtre d’un week-end

Sous d’immenses bâches noires, dans des boxes numérotés, les tatoueurs sont placés en file indienne. Chacun possède son stand de travail, une chambre d’adolescent recouverte de posters dont ils sont les propres signataires. Chacun possède son propre style, du réaliste au celtique, de l’asiatique traditionnel au old school, de la couleur au noir et gris. Ils viennent de tous pays, des États-Unis jusqu’à Taïwan. La musique tonitruante ne suffit pas à couvrir le son des aiguilles qui bourdonnent à l’unisson. Leurs clients, allongés ou assis, se font tatouer dans un calme absolu. Les spectateurs s’amoncellent autour de la scène, photographiant ces instants presque irréels.

Une ambiance festive, synonyme de rencontre 

Pendant ce temps, les visiteurs vaquent à leurs occupations diverses et variées. On rencontre des pin-ups, des motards, skateurs et rockeurs, comme des couples lambda, tous âges confondus. Des bars éphémères sont plantés de tous côtés. La bière est à l’honneur et les pintes s’accumulent sur un fond sonore enragé. On trouve également des stands de livres, d’accessoires et de magazines. A l’étage, ouvert sur le rez-de-chaussée, les jeux d’arcades et le baby-foot sont pris d’assaut. A l’extérieur du bâtiment, des food trucks sont mis à disposition, entre sandwichs et barquettes de frites. Un concert de retro-new wave clôt cette journée qui nous donnerait presque envie d’avoir un « Maman je t’aime » au poignet.

Adepte de chorégraphies ridicules, bien cachée dans sa cuisinehttps://lapinsclochettes.wordpress.com/

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