Mode

La féminité moderne par Dior

Un peu surannée, un peu trop pompeuse dans les coupes, un peu trop glamour, la femme Dior ? Faux, et archi-faux. Que tous ceux qui avaient des préjugés tels sur la marque éponyme de l’illustre Christian se les tirent de l’esprit : l’ère Maria Grazia Chiuri sonne la fin de l’image de poupée mondaine de la femme Dior.

courtesy Dior
Courtesy ©Dior

Maria Grazia Chiuri, première femme Dior

Nommée cet été à la tête de la maison de couture, Maria Grazia Chiuri est la première femme à se voir décerner le titre de directrice artistique. Succédant donc à Christian Dior, Raf Simons, ou encore Yves Saint Laurent, John Galliano et les plus confidentiels Marc Bohan, Gianfranco Ferré ou Bill Gayten, Maria  Grazia Chiuri prend les rênes et place la marque – dès son premier défilé à Paris cet automne -, sous le signe d’un renouveau féminin. La pièce la plus discutée du show ? Son tee-shirt imprimé « We should all be feminists« , qui avait fait vibrer le coeur du premier rang et pleuvoir les likes sur Instagram. Sa collection, placée sous le signe d’une féminité libre et libérée et hors des cadres, s’était d’ailleurs dévoilée sous les notes de « Flawless » de Beyonce, ode au féminnéo-girlpower.

Courtesy ©Dior
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Une campagne à l’image de la femme Dior selon Maria Grazia Chiuri

La campagne publicitaire pour cette collection printemps-été 2017, la première de la créatrice pour la marque, a été révélée ce mois de décembre, et il est incontestable que l’ADN nouveau de la femme Dior y est présent. Photographiées par Brigitte Lacombe, les mannequins et soeurs jumelles May et Ruth Bell sont les égéries parfaites du printemps de Dior par Maria Grazia Chiuri : frêles mais les regards plantés dans l’objectif, l’une les cheveux courts presque grunge et l’autre la crinière romantique au vent, elles forment à elles-deux la nouvelle dialectique CD. Les robes, jupes, vestes sont impeccables, du Dior dans toute sa splendeur, assorties cette fois à des sneakers, chockers lacés et pochettes à slogan « j’adior » pour marquer encore une fois la rupture, et l’inscription dans l’ère du temps, dans l’aujourd’hui. La célébration d’une féminité nouvelle, qui marque l’entrée dans une ère de métamorphose XX(elle) pour la maison de couture.

Rédactrice mode et beauté -- @mauddbs sur instagram

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