Culture, Lifestyle

Nuits Sonores 2017 : Des pintes, du son et des courbatures

Du 23 au 28 mai, tous les recoins de Lyon diffusaient divers sonores et tempos de musiques urbaines. Des anciennes usines Fagor-Brandt (Nuits) aux Subsistances (Carte Blanche), en passant par la Sucrière (Days), cette année les Nuits Sonores ont proposé une programmation à la hauteur. Pour en profiter sans puiser dans ses dernières ressources de fin de mois, le bénévolat peut être la solution : suivez-moi.

Quinzième édition des Nuits Sonores et deuxième année consécutive que je sers au bar 1930 avec une équipe topissime pendant les Days, à la Sucrière. Sans toucher à mon portefeuille, j’ai pu assister – derrière le comptoir – aux lives de grands noms tels que Nina Kraviz, The Black Madonna et Jon Hopkins. De mercredi à dimanche, le deal est de travailler au bar chaque jour, entre cinq et six heures de service – non-stop si l’on ne pense pas à réclamer sa pause. Dos en miette et jambes lourdes, la tâche se complique au fil des jours, surtout lorsqu’on enchaîne avec les Nuits, jusqu’à l’aube.

Demi ou Pinte ? Blanche ou Blonde ?

« Vous pouvez me choisir un joli verre ? », « on ne peut pas garder le bouchon ? », « on peut payer avec du liquide ? »… Pourquoi être bénévole au bar ?, me diriez-vous. Très bêtement car j’ai toujours voulu me mettre dans la peau d’un barman : faire de fabuleux cocktails, jongler avec des bouteilles de vodka… Quand même satisfaite de la réalité, être bénévole au bar des Nuits Sonores consiste à servir les festivaliers au comptoir, gérer l’entretien du bar (propreté et logistique) et tirer la bière pression. Cette dernière mission est fondamentale car la bière est la boisson de base des festivaliers. « Une pinte », occasionnellement ajouté d’un « s’il vous plaît », est une demande courante lors d’un service. En période de rush (entre 17 et 22 heures), des litres de cette boisson mousseuse défilent entre nos mains. Quelques fois bourrins, ailleurs et peu compréhensifs, on voit passer de beaux phénomènes durant les quatre jours. Pour s’extirper de situations délicates, nos chefs de bar sont continuellement présents et veillent au grain. Petit conseil : être patient afin de faire face aux personnes un poil trop imbibées, aux erreurs de commande mais aussi aux attaques de bières… (soutien tout particulier à nos confrères missionnés sur le site des Nuits).

Ce qui nous est offert

Avec un bracelet bénévole attaché au poignet, le monde des possibles s’ouvre à nous. Plus sérieusement, avoir ce bracelet permet SURTOUT de doubler tout le monde pour accéder aux différents sites. Arty Farty – l’association productrice des Nuits Sonores – s’occupe de satisfaire ses bénévoles, selon leur affectation. Logiquement, travaillant durant les Days, le site de la Sucrière m’était entièrement accessible comme la Carte Blanche aux Subsistances et les activités de l’European Lab. Contrairement aux Nuits (N) où cette année, seules la N 1 et 2 nous étaient offertes. Petite déception. Malgré tout, l’association nous offre des repas – selon nos heures de service – aux food trucks de notre choix. La petite surprise du chef reste nos pauses à l’arrière du bâtiment où l’on peut avoir la chance d’assister à l’arrivée – en toute simplicité – des artistes.

Malgré les courbatures et les vêtements imprégnés de bière, cette deuxième fois en tant que bénévole aux Nuits Sonores n’est que plaisir. Lives déjantés, public heureux et déchaînés : je vous aime. À l’année prochaine.

Étudiante en 2ème année de journalisme. Chroniqueuse Lifestyle. Possède un intérêt intarissable pour l'art, la culture, la food, les séries, la musique et puis et puis....

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