Lifestyle

Ode aux kebabs

Chef ! Un grec steuplait !

Vous rappelez vous de Mehmet Aygün ? Mais si, l’homme qui a défrayé la chronique en 2013 ! À l’époque, nous pouvions retrouver quelques articles sur notre timeline qui annonçaient la mort de ce brave type. Cette journée était à marquer d’une pierre noire, la plupart des amateurs de junk food étaient en deuil. Ok… Personne ne sait qui est Mehmet Aygün ? Et bien, tout simplement l’un des pères fondateurs du kebab (kebab : nom turc assimilé à de la viande grillée). Si ça peut vous rassurer, cet homme est toujours en vie et il se porte très bien. En revanche c’est son homonyme qui est décédé, cet homme habitait le même quartier que lui, il y avait donc de quoi se méprendre.

 

Bref, de ce qui se dit dans les restos, Mehmet n’est pas le « créateur » du kebab. Effectivement, la légende voudrait que ce soit des guerriers ottomans qui auraient pour la première fois fait griller de la viande à la verticale. Pour l’anecdote, ils auraient même utilisé leurs épées comme couteau à viande. En réalité, ce sandwich est né bien plus tard, dans les années 70 et c’est bel et bien Mehmet qui est à l’origine de tout ça. Il quitta son pays natal (la Turquie) pour rejoindre l’Allemagne, plus précisément Berlin. À cette époque le jeune Mehmet était encore adolescent, il dégota un petit boulot dans le restaurant de son oncle où ils y servaient de la viande grillée.

Galette ou Pita ?

On dit qu’il n’y a pas de fumée sans feu, mais il n’y a pas non plus de grec sans pain (grec : nom que l’on attribue au sandwich kebab en France dû à la nationalité des premiers revendeurs du sandwich en question). Sa fougue de jeunesse lui a permis de révolutionner le kebab car il décida d’ajouter un contenant au contenu. Chantons ensemble les louanges de cet homme, car c’est grâce à lui que la viande de veau, de dinde et de poulet sont désormais mêlées au pain rond méditerranéen, plus connu sous le nom de pain « pita ». Force est de constater que cette brillante idée fit des émules, plusieurs personnes ont contribué à l’invention de ce sandwich populaire mais c’était sans compter sur la créativité culinaire du jeune Mehmet Aygün.

3834299689_8003c93f6e_z

En effet, Mehmet fit différentes expériences avec ce sandwich, il y ajouta des frites, de la salade, des tomates et des oignons. Pour éviter que celui-ci soit trop sec, tout en cherchant à relever le goût de chacun des ingrédients, il eut l’idée de l’assaisonner avec la mythique « sauce blanche », fameux mélange de yaourt, d’ail, de sel et de poivre. Les années 70 marquèrent belle et bien l’histoire de la junk food. La Turquie et l’Allemagne peuvent être fières, car ce sandwich est le fruit d’une belle histoire d’immigration et d’amour pour la nourriture.

Quelques tips

Si aujourd’hui le grec est l’un des kings de la street food, c’est parce qu’il reste imbattable sur le plan rapport qualité /prix. Effectivement, pour 5€ seulement on peut s’offrir l’un de ces fameux sandwichs turcs. En revanche, le bonheur de nos papilles ne va pas toujours de paire avec celui de notre santé. Par exemple, un kebab sans frites avoisinerait les 800-900 calories tandis qu’un simple burger les 495 calories, tout dépend du kebab et du burger en question évidemment…

cag-kebab-891918_960_720

L’autre bémol, ce sont certains restaurateurs qui n’aident pas à l’image du sandwich. On connaît tous un restaurant où l’hygiène est plus ou moins laissé à l’abandon. Voilà pourquoi, après quelques recherches, nous vous conseillons de vous reporter à kebab-frite. Ce site retrace l’histoire du kebab, ses secrets et répertorie les bonnes adresses à côté de chez vous.

 

Enfin, n’hésitez pas à demander au restaurateur si la viande est fraîche tout comme le pain d’ailleurs. Ce sont des critères essentiels pour savoir si votre grec sera de qualité.

Envoyer à un ami