Principalement (re)connue pour ses célèbres voitures, la firme Audi pèse également lourd dans le mécénat d’artistes. Pour fêter ses 10 ans de soutien à la création, la marque aux quatre anneaux lance l’exposition « Live a message » dans sa galerie parisienne. Petit aperçu.

C’est dans le branché 4e arrondissement parisien que la Galerie Audi Talents s’est posée, il y a de ça quelques mois. Sur les 200 m2 d’exposition, le tout sur deux étages, huit œuvres sont installées. L’exposition « 06 75 72 33 32, Live a message » trouve son origine dans la volonté de laisser une trace.

Pour ce faire, dix artistes ont collaboré de manière à proposer huit œuvres destinées à marquer leur époque : le 21ème siècle. Qu’ils soient Wildfrid Almendra, Neil Beloufa ou encore Jérôme Dumetz : l’ensemble des participants du projet ont travaillé et réfléchi ensemble.

Laissez votre message

06 75 72 33 32. C’est même le titre de l’exposition : le numéro de téléphone est mis à la disposition des visiteurs. Le principe ? Appeler, et répondre à cette fameuse question : « Quelle est votre perception de l’époque ? Libre, surréaliste, figurative, concrète ou encore futuriste : quelle est votre idée du 21ème siècle ? » Alors, on respire, et on se lance. Le message que l’on aura énoncé sera mélangé avec d’autres, et diffusé de manière aléatoire aux auditeurs. En fait, c’est au sous-sol de la galerie Audi que l’on peut venir écouter tous les différents points de vues. Assis sur des petits coussins et plongé dans le noir, on divague entre différentes voix, différentes humeurs, toutes plus intimes les unes que les autres.

Installation « Data for Desire »

À chaque œuvre, sa question

06 75 72 33 32 n’est pas la seule oeuvre présente. Au rez-de-chaussée, on tombe vite sur l’installation « La Mémoire de l’eau », de Jérôme Dumetz. Sur un bureau (vraisemblablement le sien, d’après la galerie) coule de l’eau, en continu. Les éléments disposés sur la table bougent, au gré du cours d’eau. Les ravages du temps ? Peut-être.

On remarquera aussi la très réussie « Data for Desire » de Neil Beloufa. À travers un film sur lequel est projeté des ombres de tuyaux en acier, l’artiste a mis en scène des scientifiques qui essayent de prédire la fin d’une soirée d’adolescents canadiens. Au fur et à mesure que le film avance, ils s’aperçoivent que c’est peut-être eux qui sont analysés par les étudiants, et non l’inverse. À l’heure où tout le monde essaye de tout calculer à l’avance, c’est un bon moyen pour se poser quelques questions.

Une collaboration Paris/Lyon

Le lien avec Lyon dans tout ça ? Vincent Carry, directeur d’Arty Farty et créateur des Nuits sonores, fait partie du comité artistique de la Galerie Audi Talents, avec trois autres ténors de la culture hexagonale.

Alors même si l’art est, à cet endroit, sous la tutelle d’une marque mondialement connue, il n’empêche qu’Audi a le mérite de faire du mécénat.

Apprenti journaliste en Master I, lyonnais dans l'âme mais le coeur en Provence.

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