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Mais où est donc passée l’âme du Hard Rock Café Lyon ?

Depuis sa création en 1971, c’est un temple de la pop et du rock’n’roll. Là-bas, on peut y déguster des burgers bien fat, des frites (toujours aussi fat), tout en se faisant marteler la tête par du gros son très fort. Les murs sont habillés de guitares pseudo-dédicacées sous cadres et de vêtements farfelus ayant été portés par les puissants de la pop et du rock. Le HRC (pour Hard Rock Café) est un lieu de rite initiatique dont généralement la première venue coïncide avec l’entrée dans l’adolescence.

©Hard Rock Café
©Hard Rock Café

Le HRC est une chaine certes, mais chaque lieu a son âme, son histoire, son vécu. C’est ce qui m’a toujours plu dans ce lieu. Et bien sûr, à chaque fois je repartais avec mon petit t-shirt floqué au nom de la ville (Bénie sois-tu Saint Merchandising). Ce « tampon certifié » te permettant de témoigner de l’expérience que tu avais vécue.

©Hard Rock Café
©Hard Rock Café

Après l’electro, Lyon bientôt la capitale du rock ?

Dix ans. Dix ans que j’attends fébrilement l’implantation d’un HRC à Lyon. Le 30 octobre, mon rêve devint réalité. Quelques jours après son ouverture, je m’y suis rendue. Le lieu répond point par point au cahier des charges de tous les HRC cité plus haut.

Ma première impression est d’avoir trouvé le lieu très aseptisé, tout était trop étudié et la lumière néon trop violente, trop crue. Alors oui, le lieu vient d’ouvrir, c’est normal qu’il ait ce côté tout neuf, mais pour le coup c’était presque trop.

Où sont passés les murs façon destroy, le joli bordel, l’ambiance d’après-concert ? Comme si la modernité, avec ses lots de tout carré et aseptisé, l’avait emporté sur le vintage.

©LyonPlus
©LyonPlus

On désire y dîner, l’organisation est un peu chaotique (toute pardonnée, ça vient d’ouvrir, un peu d’indulgence). 10 à 15 minutes plus tard, nous voilà assis. Nous arrivons à la partie tant attendue : le gras. Passons le fait que nos boissons soient arrivées après les plats (toujours pardonné, toujours de l’indulgence) et nous voilà face au fat.

Déception

Quelle déception. Le burger fait tout au plus le diamètre d’un poing fermé, rien ne déborde (même là c’est aseptisé…) et les frites sont poliment rangées dans un pot en métal sur le côté. Encore une fois, la quantité ne terrasserait pas un enfant de 10 ans.

©Facebook Hard Rock Café Lyon
©Facebook Hard Rock Café Lyon

Pour le goût, étant enrhumée à cette période je ne me prononcerai pas, mais je n’ai pas été transcendée et ça manquait un peu de sauce mais passons. Que s’est-il passé ? Ai-je enjolivé mon souvenir ou a-t-on réellement vidé le Hard Rock Café Lyon de toute son âme ?

Je suis sortie un peu frustrée, de même que mes compagnons. J’y retournerais peut-être dans quelques temps. Mon histoire d’amour avec le Hard Rock Café est trop belle pour être écornée par un mauvais coup d’un soir.

Je suis la fille qui a besoin de regarder entre 6 et 7 fois par an le Seigneur des Anneaux, dans son intégralité et à la suite. J'adore voir le fromage fondu couler sur du pain et je déteste les gens qui mettent la pancarte "Bébé à bord" dans leur voiture.
  • Nisrine

    Tu as tout dit Ingrid et tu l’as bien dit!! Très bel article 😉

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