Culture

Stranger Things : le frisson 80’s

Depuis sa sortie sur Netflix le 15 juillet, c’est la série qui fait du bruit. J’aime bien quand ça fait du bruit, du coup je m’y suis intéressée.

Le premier atout de Stranger Things, celui qui a motivé mon envie de regarder la série, est quand même le vrai retour de Winona Ryder. Si tu ignores qui est Winona : quelle est ton explication et où étais-tu ces vingt dernières années ? Icône des années 90, muse de Tim Burton, Winona a brillé pendant une décennie sur Hollywood : Beetlejuice, Génération 90, Edward aux Mains d’argent, Les Deux sirènes, Les Quatre filles du Dr March etc. Son assise hollywoodienne était pourtant solide, mais elle s’est tout de même effondrée.

Des années d’errance plus tard, la voici dans le rôle de Joyce, maman du jeune Will qui disparaît une nuit dans le mystère le plus complet.

CREDIT: CURTIS BAKER/NETFLIX
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C’est ainsi que débute Stranger Things : la disparition d’un enfant dans une petite bourgade où tout le monde se connaît et surtout entourée de beaucoup de forêts. La base n’est pas sans rappeler la très bien ficelée Broadchurch, mais à la différence de celle ci, Stranger Things développe d’autres arcs narratifs : Elfe/Eleven et la zone militaire, le monstre et le monde à l’envers. L’ensemble de ces arcs mène bien sûr au fil rouge de la série, la disparition de Will.

Stranger Things a été créé par les frères Matt et Ross Duffer. Tout deux sont profondément marqués par les œuvres de Steven Spielberg, John Carpenter et Stephen King et dont l’univers de la série en est imprégné.

Stranger Things ne se contente pas d’être un simple hommage très appuyé à ces trois artistes. Elle donne un coup de frais aux thématiques de l’enfance et de la science fiction. Bien que l’action se déroule en 1983, elle est résolument moderne notamment par les interactions des personnages et le travail soigné de leurs psychologies. L’amour, l’amitié, la famille sont abordés avec la complexité propre à notre époque : plus sombre, plus brutal mais avec plus de nuances aussi dont le personnage de Steve en est le meilleur exemple.

CREDIT : NETFLIX
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Avec ses huit épisodes parfaitement équilibrés, la série s’engloutie avec passion et frénésie. On se laisse happer par cette quête pour retrouver Will. Pragmatique et fiévreuse aux côtés de Joyce et du Chef Hopper. Créative et passionnée aux côtés de Mike, Dustin et Lucas, les amis de Will. On cherche les réponses aux questions que suscitent Elfe, son silence et ses aptitudes. On ne veut pas pénétrer dans cette brèche béante sur l’Enfer dans les sous sols de la base militaire mais on a très envie de comprendre quelles magouilles perfides les ont conduits à ceci.

CREDIT : NETFLIX
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Beaucoup de questions auxquels le final de cette première saison répondra. De même qu’il apportera un nouveau lot de questions, ne laissant aucun doute sur une seconde à venir. Que l’on attend, fiévreusement et nerveusement.

Stephen King lui même, approuve. Tout est dit.

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Je suis la fille qui a besoin de regarder entre 6 et 7 fois par an le Seigneur des Anneaux, dans son intégralité et à la suite. J'adore voir le fromage fondu couler sur du pain et je déteste les gens qui mettent la pancarte "Bébé à bord" dans leur voiture.

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