Société

Technologie et écologie, un mariage impossible ?

Si la dernière décennie marque un tournant révolutionnaire pour la technologie, l’ère du tout numérique est parallèlement associée à une recherche de modes de vie alternatifs pour pallier à des problématiques écologiques urgentes. De nouveaux modes de consommation voient le jour que certains qualifient d’écologique, biologique ou encore durable. Paradoxalement, ces nouvelles préoccupations sont issues de la même génération que la montée en puissance des objets connectés, smartphones et autres gadgets qui sont pour l’or, loin de répondre aux exigences écologiques actuelles.

En 2014, 41,8 millions de tonnes de e-déchets ont été comptabilisés dans le monde. Les e- déchets ce sont tous ces petits composants électroniques que nous ne savons jamais comment recycler et qui restent, de fait, un réel problème pour la Terre. Evidemment, ce chiffre va croître dans les années à venir.

Malgré cet état de fait, il existe une tendance très forte ces derniers temps qui consiste à trouver des solutions durables à notre consommation. Bien que nous ne soyons pas encore prêts à troquer nos téléphones contre des alternatives plus écolo, notre quotidien se pare de nouvelles habitudes qui visent à améliorer le sort de la planète.

Du côté des femmes, la cosmétique et la mode ne sont pas en reste puisque de grandes marques s’activent à proposer des produits à la fois biologiques et durables. Certaines poussent même le vice jusqu’à utiliser la bave d’escargot dans des crèmes ou des soins pour le corps. Les fameux petits poissons mangeurs de peaux mortes (le Garra Rufa) ne sont plus à présenter puisqu’ils font la réputation des instituts de beauté spécialisés et la joie des consommatrices qui, soucieuses à la fois de leur corps et de l’écologie, s’émerveillent devant ces petites bêtes totalement écolos.

En ce qui concerne l’alimentaire, les AMAP (association pour le maintien d’une agriculture durable) et leurs paniers de fruits et légumes connaissent un véritable succès et fleurissent un peu partout en ville mais aussi plus récemment en campagne. La vocation des AMAP est de permettre aux consommateurs de s’approvisionner en produits locaux et sains et aux producteurs de ne pas être etouffés par les réseaux de distribution dont les mesures ultra-restrictives rendent la collaboration producteur / distributeur de plus en plus étouffante.

En fin de compte, tout le monde semble à son échelle disposé à revenir à des valeurs économiques plus saines comme c’était le cas il y a quelques décennies. A voir si cette tendance est un effet de mode ou si les choses vont réellement changer favorablement et durablement.

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