Lifestyle, Société

Trottinettes électriques : un appel au boycott a été lancé


Vous êtes tombés nez à nez avec une trottinette menaçante garée négligemment sur le trottoir, en sortant de chez vous ? Un soir, dans une ruelle sombre, un gang de trottinettes vous a encerclé et vous avez eu la frousse ? Cet article devrait vous intéresser.

Cette véritable invasion ne fait évidemment pas que des heureux, à Lyon, Paris ou encore à Bordeaux, grandes villes où l’expansion de ce nouvel outil en libre-service a été très rapide, ces derniers mois. C’est bien simple, pas un jour ne passe sans que l’on croise une ou des trottinettes sur les trottoirs de nos rues lyonnaises, quand ce n’est pas carrément des gens qui foncent sur ces engins de la mort à une vitesse révoltante et manquent de nous blesser grièvement.

Le site Elles font du vélo, spécialisé sur les femmes qui font du vélo et qui n’a donc vraiment aucun intérêt à ce que les gens arrêtent de faire de la trottinette pour privilégier le vélo, est chagriné par ce problème capital. Selon l’appel au boycott publié il y a quelques jours sur le site, appel sans exagérations ni fautes de français – « On en a tous marre de manquer de se faire tuer, blesser où alors juste flipper quand on les voit arriver » -, la rédactrice pointe « le développement agressif et anarchique » des trottinettes électriques, d’ailleurs fabriquées en Chine, « à des conditions chinoises, à des prix chinois », ce qui aurait un coût écologique important, du fait de l’importation dans nos contrées. Les trottinettes en libre-service, souvent garées n’importe comment sur les trottoirs, dans nos rues, amènent aussi, toujours selon le site, une « pollution visuelle », et empêchent tout un chacun de prendre un petit selfie tranquillou, car il y a constamment une possibilité d’être « trottinette-photo-bombé ». Franchement, c’est clair que c’est rageant.

Les trottinettes électriques : une menace pour l’Homme

D’après Lyon Capital, la mairie, qui a pris ce problème important à bras-le-corps, envisage de taxer l’occupation de l’espace public, d’autant que le parc de trottinettes disponibles devraient augmenter avant l’été, en passant de 5 000 à 8 000 engins. D’après les déclarations d’un adjoint, Jean-Yves Sécheresse, qui n’est jamais en pénurie d’idées, la mairie souhaite également interdire le stationnement des trottinettes sur les trottoirs, pour faciliter le passage et le confort des marcheurs.

Mow Magazine, qui a trop de style pour se risquer à voguer sur des trottinettes électriques, n’adhère cependant pas à un tel appel, comme la douce ironie de ce papier le laisse entendre : si on est sensible au fait que toutes les rues lyonnaises ne doivent pas être remplies de trottinettes posées négligemment ça et là, ce nouvel outil reste indéniablement pratique, en permettant de faciliter la vie de ses usagers, et en les autorisant en plus à ne pas prendre leur voiture, ou le bus, qui sont polluant. Cela dit, nous vous tiendrons au courant des suites de cette histoire, et notamment si un nouvel article aussi (dé)mesuré est publié sur Elles font du vélo, ou ailleurs.

L’auteur de ces lignes, en tout cas, ne s’est toujours pas remis de cette phrase : « ces trottinettes détruisent l’Homme et la planète ». Rien que ça.


Crédits photo de couverture : Clubic

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